Bio-bibliographie R

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RAGAUT Augustin (Fr Vital, s.s.c.c.)

RAGAUT, Augustin (Frère Vital) (1816-1853). – Frère convers picpucien. Né le 30 octobre 1816, au Mans (Sarthe). Profès dans la congrégation en 1838. Débarque aux Îles Marquises au début de 1843. Meurt à Taiohae, le 9 mai 1853, après dix ans de vie missionnaire.

Bibliographie. –

RAIOHA Carlos (Diacre Carlos, d.)

RAIOHA, Carlos (Diacre Carlos). (1964). – Diacre diocésain. Ordonné diacre en 2008. Nommé à la Cathédrale de Papeete le 24 juin 2011.

Descendance. –

Bibliographie. –

RANNOU Juliette (Sr Juliette, s.j.c.)

RANNOU, Juliette (Sœur Juliette). (1867-1942). Religieuse de la congrégation de Saint-Joseph de Cluny. Née en 1867. Arrive à Tahiti en 1895. Quitte Tahiti en 1905.

Bibliographie. –

REID Tevahinemihiimana Taehau Cathérine (Sr Tevahine, f.m.j.)

REID, Tevahinemihimana Taehau Catherine (Sœur Tevahine). (1980). – Religieuse de la congrégation Famille Marie Jeunesse. Née en 1980 à Ahe (Tuamotu). Entre dans la communauté en 2007. Premier vœux le 9 juillet 2011 à Sherbrooke (Canada). Prononce ses vœux définitifs le 16 août 2014 à Sherbrooke (Québec).

Bibliographie. – Semeur tahitien n°14 du 28 août 2011, p.11-12 ; Semeur tahitien n°15 du 7 septembre 2014, p.13 ;

REHUA Dominiko (R.P. Dominiko, d.)

REHUA, Dominiko (Père Dominiko). (1955). – Prêtre diocésain. Ordonné en 1988. Quitte le ministère en 1996. Décède le 6 janvier 1997 à Pirae, d’une crise d’asthme. Il a reçu le shonneurs d’un enterrement ecclesiastique le 7 janvier 1997, bien qu’il ait demandé sn retour à l’état laïc. Il est inhumé au cimetière catholique d’Arue, à la demande de sa famille.

Bibliographie. –

RÉVEIL Charles (Fr Victorien, s.s.c.c.)

REVEIL, Charles (Frère Victorien). 1814- 1891. - Religieux picpucien. Né le 5 mai 1814 à Sainte-Maure (Indre-et-Loire). Fait profession comme Frère convers en 1843. Part la même année comme missionnaire aux Îles Marquises ; quitte la mission en 1849. Meurt, le 11 août 1891, à Santiago (Chili).

Bibliographie. –

REYES Chrisanta (Sr Encarnacion, o.s.c.)

REYES, Chrisanta (Mère Encarnacion). (1937). – Religieuse de l’Ordre de Saint Claire. Prononce ses vœux en 1961. Arrive à Tahiti en 1993. Quitte Tahiti en 2006. Fera un séjour de quelques mois au monastère de Tahiti en 2014.

Bibliographie. –

RICA Louis (R.P. Jean Berchmans, s.s.c.c.)

RICA,Louis (Père Jean Berchmans). (1918-1990). - Religieux picpucien. Originaire de Concarneau (Finistère). Profès dans la congrégation en 1937. Ordonné prêtre en 1944. Est envoyé comme missionnaire aux Îles Marquises en 1947. Prend la succession du Père Désiré Yvinnec* à Nuku Hiva et construit les églises de Hatiheu, balayée par le raz de marée de 1946, et de Taipivai. En 1951, partage la charge de l'île avec un confrère. En 1956, est à Taiohae (Nuku Hiva). En 1959, quitte les Marquises pour raisons de santé. Décède le 15 juillet 1990 à Vannes (France).

Bibliographie. –

RICHARD Auguste (Fr Auguste, f.i.c.)

RICHARD, Auguste (Frère Auguste) (1942). - Religieux des Frères de l'Instruction Chrétienne de Ploërmel. Né en 1942. Arrive pour la première fois à Tahiti en 1965. Quitte Tahiti en 1967. De retour en 1991 et quitte définitivement Tahiti en 2001.

Bibliographie. –

RICHARD René (R.P. René, d.)

RICHARD, René (R.P. René). Prêtre diocésain de Metz. Arrive aux Marquises en 1980. Quitte les Marquises en 1981. Assure du ministère en aumônerie scolaire au Collège-Lycée Lamennais à Tahiti jusqu’en 1983.

Bibliographie. –

RICHMOND Francky (Diacre Francky, d.)

RICHMOND, Francky (Diacre Francky). – Diacre diocésain. Ordonné diacre.

Descendance. –

Bibliographie. –

RICHMOND Jane Diana (Sr Marie de la Purification, s.j.c.)

RICHMOND, Jane Diana (Sœur Marie de la Purification). (1844-1919). Première polynésienne religieuse de la congrégation de Saint-Joseph de Cluny. Née 1er février 1844 de parents protestants. Quitte Tahiti pour Paris en 1877. Prononce ses vœux le 19 mars 1879 à Paris. Est nommée à Haiti « où elle passa ses quarante années de vie religieuse, tour à tour maîtresse de classe, lingère, hospitalière, partout très dévouée et fidèle à son devoir, quelque pénible qu’il fût ». Décède à Port au Prince (Haiti) le 27 janvier 1919 sans jamais avoir revu sa terre natale.

Bibliographie. –

RIGAL Jean Louis (R.P. Julien, s.s.c.c.)

RIGAL, Jean Louis (Père Julien). (1797-1866). - Religieux picpucien. Né en 1797. Arrive à Tahiti en 1862. Décède le 28 mai 1866 à Valparaiso (Chili).

Bibliographie. –

RIMANDO Jeanette (Sr Jeanette)

RIMANDO, Jeanette (Sœur Jeanette). (1940). - Religieuse des Sœurs de Notre dame de Charité du Bon Pasteur d’Angers. Né en 1940. Arrive à Tahiti en 1980. Quitte Tahiti en 1983.

Bibliographie. –

RIPOCHE André (R.P. André, o.m.i.)

RIPOCHE, André (Père André). (1932-2016). – Religieux des Oblats de Marie Immaculée. Né le 30 décembre 1932 à Saint Maur sur Fossés. Fils d’Ugène RIPOCHE et Catherine GAFFNEY, irlandaise. Il passera avec trois de ses frères, trois ans à la mécanterie de Notre Dame de Paris. Le 8 septembre 1953, il prononce ses premiers vœux dans la Congrégation des Oblats de Marie Immaculée. Il fit son service militaire dans la Marine nationale du 15 avril 1955 au 23 juin 1957, à bord de la Jeanne d’Arc et du rchelieu, ce qui lui donna l’occasion de faire le tour du monde. Le 24 septembre 1960 il est ordonné. Et le 21 mai 1961, il reçoit sa premire obédience pour le Cameroun-Tchad, ou il prend la charge de curé de la cathédrale de Garoua. En 1981, il est à yaounde, en 1987 à la cathédrale de Ngauondere. Il arrive à Tahiti en 1995. Ministère paroissial à Punaauia de 1995 à 1998, à Puurai de 1998 à 2002, à Pamatai de 1998 à 2002, à Paea de 2002 à 2004. Retour en France en 2004. En 2005, il fait un bref séjour à Remire-Monjoly (Guyane) puis revient en France ou il est nommé supérieur le 9 juillet 2006 à Marseille-Ricard-Digne. Des problèmes de santé l’oblige en 2010 a se retiré à l’EHPAD Saint François d’Assise à Lyon. Décède le 19 mars 2016 à Lyon.

Bibliographie. –

RIVIÈRE Gabriel (Fr Gabriel, f.i.c.)

RIVIÈRE, Gabriel  Frère Gabriel) (1948). - Religieux des Frères de l'Instruction Chrétienne de Ploërmel. Né en 1948. Arrive à Tahiti en 1966. Quitte Tahiti en 1968.

Bibliographie. –

RIVIÈRE Julien (Fr Zoël Joseph, f.i.c.)

RIVIÈRE, Julien (Frère Zoel Joseph) (1838-1911). - Religieux des Frères de l'Instruction Chrétienne de Ploërmel. Né le 20 mars 1838 à Le Gouray. Entre au noviciat le 17 septembre 1857. Arrive à Tahiti en 1963. Quitte Tahiti en 1969. Meurt le 20 mai 1911 à Josselin.

Bibliographie. –

ROBBE Appolonie (Sr Appolonie, s.j.c.)

ROBBE, Appolonie (Sœur Appolonie). (1833-1911). Religieuse de la congrégation de Saint-Joseph de Cluny. Née en 1911. Arrive à Tahiti en 1853. Quitte Tahiti en 1879.

Bibliographie. –

ROBIC Mathurin (Fr Eubert, f.i.c.)

ROBIC, Mathurin (Frère Eubert) (1841-1866). - Religieux des Frères de l'Instruction Chrétienne de Ploërmel. Né en 1841 à Noyal-Pontivy. Arrive à Tahiti le 18 octobre 1860. « Frère Eubert exprima très tôt le désir de rentrer en France. “Ce Frère se sent beaucoup trop jeune pour ce pays : il ne veut plus reste, et demande à partir immédiatement.” (F. Alpert). L’ordonnateur fit le nécessaire pour lui réserver une place sur la goélette du protectorat et le conduire à Valparaiso. » Quitte Tahiti en 1861. Quitte la congrégation en ? Meurt en 1866.

Bibliographie. –

ROBIN Joseph (R.P. Léonard, s.s.c.c.)

ROBIN, Joseph (Père Léonard). (1879-1905). - Religieux picpucien. Né à Grâces (Côtes-du-Nord) le 8 septembre 1879. Profès dans la congrégation le 7 mai 1899 ; ordonné prêtre en 1903. Arrive à Tahiti le 7 novembre 1903. Est envoyé aux Tuamotu. Décédé le 1er février 1905, à bord d'un bateau le conduisant auprès d'un médecin aux Marquises, d'une phtisie galopante déterminée par « plusieurs mois de détresse physique », suite de la perte de l'Eimeo, et de la pénurie dans les îles par suite du cyclone de 1903. Enterré à Atuona.

Bibliographie. – Notice sur lui : Annales des Sacrés Cœurs, 1905, p.135-136 ;

ROBSON Thérèse (Sr Thérèse, m.n.d.a.)

ROBSON, Thérèse (Sœur Thérèse). (1929). – Première religieuse polynésienne de la congrégation de Sœurs Missionnaires de Notre Dame des Anges. Entre dans la congrégation en 1957.

Bibliographie. –

ROBSON Marie Jacinthe (Sr Marie Jacinthe, f.j.s.)

ROBSON, Marie Jacinthe (Sœur Marie Jacinthe) (1959). - Religieuse de la Congrégation des Filles de Jésus Sauveur. Née en 1959. Prononce ses vœux en 1983. Quitte la congrégation en 2003.

Bibliographie. –

ROCHE Hélène (Sr Sainte Bibiane, m.n.d.a.)

ROCHE, Hélène (Sœur Sainte Bibiane). (1910). – Religieuse de la congrégation de Sœurs Missionnaires de Notre Dame des Anges. Arrive à Tahiti en 1964. Quitte Tahiti en 1970.

Bibliographie. –

ROLDES Cyprien (R.P. Cyprien, s.s.c.c.)

ROLDES, Cyprien (Frère Cyprien). 1817-1886. - Religieux picpucien. Né en 1817. Arrive à Tahiti en 1860. Maçon, il débute à Punaauia en 1860. Puis il participe aux chantiers de Tautira en 1865, de Haapape (Mahina) en 1870, et d elarchevêché. Il bâtit l’église de Papara en 1876, de Paea en 1877, de Papaoa (ARue) en 1883. Décède le 20 août 1886 à Papeete (Tahiti).

Bibliographie. – Une brève présentation de lui dans « Tahiti 1834-1984 » de P. Hodée, p.335.

ROPERT Pierre (Fr Alpert-Marie, f.i.c.)

ROPERT, Pierre (le Frère Alpert-Marie). (1832-1879). - Religieux des Frères de l'Instruction Chrétienne de Ploërmel. Né le 21 février 1832, à Crédin (Morbihan). Entre au noviciat le 31 juillet 1851. Profès dans la congrégation le 21 août 1852. Enseigne cinq ans au Sénégal. Le gouverneur Saisset* ayant demandé, par l'intermédiaire du ministre de la Marine, au Père Jean-Marie de la Menais des Frères « pour développer le plus rapidement possible l'instruction primaire à Tahiti... et arriver à rendre français de cœur les jeunes générations du pays » (25 octobre 1858), le Frère Alpert Ropert, avec trois autres jeunes religieux de la congrégation, les Frères Arsène Guillet, Hilaire Toublanc et Hubert Robic, est désigné pour cette tâche. Les quatre Frères quittent Ploërmel le 3 septembre 1859, Brest, le 7 janvier 1860, et arrivent à Tahiti le 17 octobre par le Dugay-Trouin. Les premiers contacts avec le gouverneur Gaultier de la Richerie* ne vont pas sans difficultés. Le gouverneur est un autocrate qui a sur les rapports de l'État et des Écoles des vues très précises et dominatrices. Six semaines on se battra sur tout : la gratuité de l'école, la séparation des sexes, le logement des Frères et leur clôture, les locaux des classes, la pratique des règles, les attributions du supérieur. Enfin l'école ouvrait le 2 décembre : les deux enfants de la reine Pornaré* et le jeune fils - 6 ans - du gouverneur en étant les plus beaux fleurons. Le traitement annuel du supérieur était de 2 000 F ; chaque adjoint recevant 1 600 F. D'abord ouverte en camp volant improvisé, dans un coin de la caserne des lanciers indigènes, l'école, en septembre de l'année suivante, s'installe dans des bâtiments qu'on a trouvés sur le quai et qu'on paie 41 000 F. Elle compte bientôt 213 élèves, dont quelques pensionnaires. Elle est gratuite et non confessionnelle, en ce sens que les protestants y sont conviés. Le Frère Ropert prouvera son bon sens, sa délicatesse et son respect des consciences en refusant au Père Cler* (Clair Fouquet !), alors curé de Papeete de venir faire le catéchisme, dans les classes, à tous les élèves. « Faites le catéchisme aux catholiques, à la chapelle paroissiale, mais je ne saurais contraindre les enfants protestants à y assister ! » L'arrivée du pasteur Arbousset* qui rétablira des écoles protestantes fera du reste rapidement tomber le nombre des élèves des Frères. Des renforts avaient cependant été accordés aux Frères qui portèrent en 1865, leur nombre à 14. Une école fut ouverte aux Îles Marquises de 1863 à 1866, une autre, plus durable, à Mataiea, en 1864, qui comptera une trentaine d'élèves. Le clergé local ayant montré envers le Frère une antipathie « profonde et antichrètienne », son supérieur, prenant prétexte de ses infirmités, le rappellera en France, lui conseillant de demander un congé de santé. Ce qui fut fait le 25 février 1867. L'administration le laissa partir ; en déclarant que « M. Ropert, dans une situation souvent difficile, a fait preuve d'un tact, d'une dignité en même temps que d'une fermeté qui honore son caractère. Par sa conduite, son esprit de conciliation, il a acquis l'estime et l'affection de tous ceux qui l'ont connu... Enfin à une aptitude remarquable pour l'enseignement, il joint des connaissances dont il étend le cercle chaque jour. » L'abbé Dégerine, aumônier de la marine, qui avait approché le Frère à Tahiti, avait loué « la douceur de son caractère, sa modestie, sa prudence, son esprit et son ton de modération, sa finesse et son discernement des esprits ». Le Frère Ropert quitta Papeete le 7 mars 1867, après sept ans de séjour dans l'île. À lui revient l'honneur d'avoir posé les premières assises du magnifique établissement qui fêtera son premier centenaire en 1960. À son retour en France, il sera nommé supérieur de l'École de Redon (1867-1875). Nommé directeur principal en Haïti où il mourut de la fièvre jaune, à 47 ans, le 27 avril 1879.

Bibliographie. - Notice rédigée d’après le manuscrit du Frère Henri Rulon, sur l’Histoire de l’école des Frères de Papeete, aimablement communiqué par l’auteur. Les archives des Frères contiennent une sorte de journal du Frère Alpert : Abrégé d'un voyage depuis la France jusqu'à Tahiti... Voyage dans l'île de Tahiti. Mœurs des Tahitiens.

ROQUET Pascal (R.P. Pascal, d.)

ROQUET, Pascal (Père Pascal). (1962). - Né le 11 novembre 1962. Ordonné prêtre le 20 juin 1993. Nommé curé d’Arue en 2010. En ressourcement dans la région de Mende du 11 janvier 2015 au 11 janvier 2016. Déchargé de ses responsabilités pastorales.

Bibliographie. –

ROSA Jeanine (Sr Sainte Yolande, m.n.d.a.)

ROSA, Jeanine (Sœur Sainte Yolande). (1926). – Religieuse de la congrégation de Sœurs Missionnaires de Notre Dame des Anges. Arrive à Tahiti en 1950. Quitte Tahiti en 1980.

Bibliographie. –

ROSSI Fiorenzo (R.P. Fiorenzo, d.)

ROSSI, Fiorenzo (Père Fiorenzo). – Prêtre diocésain du diocèse de Bergame (Italie). Arrive à Tahiti en 1995. Il est prêtre « fidei donum ». Il assurera un minsitère paroissial. Lors de son premier séjour il sera curé de la paroisse du Sacré-Cœur d’Arue. Quitte Tahiti en 1996, pour revenir en 2005. Il sera nommé curé de la paroisse du Sacré-Cœur de Hitiaa pour son deuxième séjour. Il aura pour tâche essentielle la construction de la nouvelle église de cette paroisse. Quitte définitivement Tahiti en ?

Bibliographie. –

ROUCHOUZE Mgr Étienne, s.s.c.c.

ROUCHOUZE, Mgr Étienne (1798-1843). - Vicaire apostolique de l'Océanie orientale. Né à Chazeau (Loire) le 28 février 1798. Profès dans la congrégation le 6 décembre 1817. Il est nommé, le 14 juillet 1833, vicaire apostolique de l'Océanie orientale, évêque in partibus de Nilopolis et sacré à Rome, en l'église de la Trinité-des-Monts, par le cardinal Pedicini, préfet de la Propagande, le 22 décembre 1833. Va à Londres se documenter sur la Polynésie. Quitte le Havre, sur la Delphine, le 29 octobre 1834, avec les Pères Maigret* et Cyprien Liausu* ; les frères convers Gilbert Souliè* et Fabien Costes*, et un collaborateur bénévole le vicomte de La Tour de Clamouze*. Après un mois à Valparaiso où il débarque le 19 février 1835, gagne les Gambier où il arrive le 9 mai 1835 par le Peruana. Reçu dans les îles par les Pères Caret* et Laval* et une population en voie de transformation. « Ce que Dieu opère ici tient du prodige. » Participe ou assiste aux grandes séries de baptêmes, aux autodafés des idoles, au renversement des marae, dans les mois qui suivent son arrivée. Pousse à la construction d'églises : la première église en pierre de l'Océanie, Saint-Raphaël d'Aukena, est bénie par lui le 24 octobre 1836. Favorise le développement de l'instruction, de l'agriculture et de la vie religieuse. Le tout avec des moyens matériels dérisoires et dans une pauvreté qui fait rétrospectivement frémir. Prenant souci de ses responsabilités sur toute l'Océanie orientale, il envoie le catéchiste Columban Murphy* à Hawaï en 1835 et, le 6 novembre de la même année, envoie les Pères Caret* et Laval* à Tahiti. Reçoit à Mangareva Mgr Pompalier et les premiers maristes missionnaires qui y passent sur l'Europa, en septembre 1837. L'année suivante, en septembre, accueille Dumont d'Urville* avec l'Astrolabe et la Zélée. Une messe militaire est célébrée qui laisse trace dans l'iconographie du Voyage au Pôle Sud et dans l'Océanie. En 1839, il va aux Marquises sur le Friend pour y installer le Père Baudichon* et cinq autres missionnaires. Quitte l'archipel en mai 1840, sur le navire de guerre français le Pylade et va aux îles Hawaï où un libre accès a été donné aux catholiques. Y reste six mois, puis pousse jusqu'en Europe. D'une grande activité pour sa mission, il obtient de sa congrégation pour l'Océanie - prêtres, frères convers ou religieuses - 24 missionnaires qu'il installe sur un brick-goélette, le Marie-joseph, dont il a fait l'acquisition et il quitte Saint-Malo le 15 décembre 1842. Le navire toucha l'île Sainte-Catherine, sur la côte du Brésil, en février 1843. Jamais plus on ne devait avoir de ses nouvelles, le navire s'étant perdu corps et biens dans des circonstances restées inconnues.

Bibliographie. – Lettre de Monseigneur l'Évêque de Nilopolis, vicaire apostolique de l'Océanie orientale à M. l'abbé Coudrin, supérieur de Picpus, N.-D. de Paix, aux îles Gambier, 27 mai 1835, 3 p., lithographié. - Lettre ... à M. Chrysostome Liausu, préfet apostolique de l'Océanie orientale, N.-D. de Paix, 28 février 1836, 4 p., lithogr. - Lettre ... à son frère Athanase Rouchouze, SS. CC., N.-D. de Paix, 20 avril 1836, 3 p., lithogr. - Les recueils lithographiés des Lettres des Missionnaires des Sacrés-Cœurs, de 1836 à 1840, contiennent des lettres de Mgr Rouchouze. - Voir également les Annales de la Propagation de la Foi, 1836, 1840, 1841. - Sur le sort du Marie Joseph, voir la même publication, 1845, p.151-153 ;

ROUE Pol Aurélien (Sr Pol Aurélien, s.j.c.)

ROUE, Pol Aurélien (Sœur Pol Aurélien). (1934). Religieuse de la congrégation de Saint-Joseph de Cluny. Née en 1934. Arrive à Tahiti en 1962. Quitte Tahiti en 1968.

Bibliographie. –

ROUGIER Pierre Joseph Emmanuel (R.P. Emmanuel, s.m.)

ROUGIER, Pierre Joseph Emmanuel (1864-1932). - Prêtre et homme d'affaires. Né le 26 août 1864 à La Chomette (Haute-Loire). Profès dans la Société de Marie le 21 novembre 1887. Ordonné à Lourdes en 1888, après deux années seulement d'études de théologie, par Mgr Vidal, récemment nommé vicaire apostolique des îles Fidji et qui cherchait des collaborateurs en France. Arrivé à Fidji, le Père Rougier s'y montra un missionnaire audacieux, entreprenant, habile à manier les Fidjiens qui aimaient l'entendre parler un excellent fidjien. On lui doit la construction d'églises et d'écoles et la conversion du district de Namosi. Mais c'est aussi un homme fort indépendant, grand brasseur d'affaires et qui maniait l'argent avec une liberté assez incompatible avec l'état religieux. D'où la célèbre affaire Cécile, souvent rapportée dans la presse comme une étonnante captation d'héritage, dont le Père Rougier sortit riche, mais qui marqua la fin de son appartenance à la Société de Marie et à la Mission de Fidji (1907). Emmanuel Rougier poursuivra dès lors sur une plus grande échelle, dans le Pacifique, par des opérations financières et des spéculations sur les terrains une brillante carrière d'homme d'affaires. Il fut un temps, sous le couvert de la Central Pacific Plantation Ltd., ou directement, propriétaire - « légitime et absolu propriétaire depuis le 30 mai 1907 date à laquelle il les avait acquises pour $ 25 000, plus les frais » - des Îles Fanning, Washington et Christmas, battant monnaie et émettant des timbres-poste pour la Cocoanut Plantations Ltd., timbres qui ne furent du reste pas reconnus par l'Union postale internationale. Il s'occupe de ces plantations personnellement ou par l'entremise de la famille Greig, à Fanning, par celle de Michel Coulon* ou de Charles Pugeault, à Christmas. Lors de la prohibition aux États-Unis, il achète le trois-mâts schooner Fisherman, ayant appartenu à Zane Grey. Transformé en Maréchal-Foch, le navire sera chargé pour de fructueuses opérations marginales comme bootlegger en octobre 1931. Emmanuel Rougier s'est en effet installé à Papeete. Il habite la grande Maison Brander, à Taaone « aux abords immédiats de Papeete, une propriété charmante, proche de la vallée de la Fautaua »... « Il vivait là dans un abandon patriarcal, au milieu d'un petit groupe d'indigènes des deux sexes, dont il paraissait être le bienfaiteur et le mentor. Au milieu de ce phalanstère, il faisait figure du pater familias antique, trônant au milieu de sa gens. »Un Anglais le décrit aussi : « living in baronial state, in an old mansion surrounded by broad acres of coconut plantacions. » Emmanuel Rougier a vite pris une part prépondérante dans la vie de Tahiti. Tout le monde à Papeete fait appel à ses compétences et à son entregent. Il sera successivement président de la Chambre d'Agriculture, membre du Conseil d'administration, président de la Société des Études océaniennes et du Syndicat agricole. Il sera le président du Syndicat d'Initiative après l'avoir fondé. C'est un des plus clairvoyants promoteurs du tourisme à Tahiti : « La seule industrie qui puisse, je ne dis pas seulement faire prospérer cette colonie, mais je dis de la sauver » (séance du 10 avril 1932). Pour cela il multiplie les invitations, les réceptions, les prospectus, les articles... « Du franc semé germera des Pounds et des Dollars... » Il voyait même plus loin que Tahiti. Dans une sorte de mouvement que nous pouvons considérer comme prophétique il avait un jour écrit - le 18 mai 1908 - au consul de France à Honolulu qu'il envisageait à Fanning « une sorte d'hôtellerie, où, parmi les milliers de voyageurs qui tous les ans faisaient le tour du monde, s'arrêteraient les sportsmen, les amateurs de la vie libre, en plein océan, chassant à loisir les milliers d'oiseaux de ces Îles et pêchant de nuit et de jour les innombrables poissons, coquillages, crabes, tortues qui y foisonnent toute l'année. Le câble les relierait au monde. Cependant ils en seraient aussi loin que possible. La Société française qui se chargerait de ce plan, ne sera pas, je pense, celle qui fera le moins de commerce, et j'ajoute le profit. » Attentif à toutes les mesures administratives concernant le Territoire, il avait su marquer d'une forte empreinte ses approbations, les encouragements et les critiques qu'il manifestait dans les articles qu'il envoyait au Bulletin de Commerce de Nouméa et au Courrier du Pacifique de San Francisco. Il mourut, à la suite d'une crise cardiaque, dans la nuit même qui suivit l'après-midi où, mis en minorité à la suite d'une de ces manœuvre de jalousie dont Papeete possède le secret, il n'avait dû sa réélection à la tête du Syndicat d'Initiative qu'à un discours dont l'autorité avait subjugué ses adversaires eux-mêmes. C'était le 16 décembre 1932. Il repose au cimetière de Papeete. Sa pierre tombale y est surmontée d'une grande croix de granit qui domine toutes les tombes.

L'amiral Decoux qui l'avait bien connu à la fin de sa carrière, a ainsi dépeint l'abbé Rougier : « C'était un grand diable, taillé en Hercule Farnèse, possédant une forte carrure et des pieds puissants, qui lui permettaient de garder sur cette terre de douleur, des assises solides. Il était habillé de noir, et avait troqué définitivement la soutane contre la redingote et les pantalons des clergymen britanniques... Il était autorisé à dire sa messe et entretenait des relations courtoises avec la mission catholique de Tahiti... pour laquelle il savait à l'occasion se montrer généreux... Notre colon-armateur jouissait à Tahiti de l'estime et de la considération générales. Je n'ai jamais entendu formuler la moindre critique au sujet de son comportement public ou privé... C'était, par ailleurs, un érudit et un chercheur, si bien que lorsque le Gouverneur des Établissements Français de l'Océanie créa, en 1924, la Société des Études océaniennes, le Père Rougier fut élu, par acclamation, président... » Tel fut ce pittoresque personnage, demeuré sous la soutane de missionnaire et les cieux du Pacifique un pur type d'Auvergnat par son intelligence réaliste, sa ténacité, son amour de l'argent, son sens des affaires et sa roublardise. Par son cœur aussi, car il y avait en lui un côté généreux, et sa foi, qui demeura inébranlée parmi les surprenantes vicissitudes de son existence.

Bibliographie. - Sur ses publications missionnaires et ethnographiques concernant Fidji voir : Streit, Bibliotheca missionum, t. 21, p. 311- 312. - Sur l'homme, consulter : Decoux, Sillages dans les mers du Sud, Paris, 1953, p. 148-156, le chapitre est intitulé « le R.P. Rougier, puis Business man », - R.W. Robson, Rougier, Missionary who became king of the Atolls (P.I.M., Sydney, Dec. 1947, p.48 et sv.). H.W. Garnett, Father Rougier (Ibid. March 1944, p. 32). A.C. Rowland, Father Rougier (Ibid., vol. 13, n°12, p.1, .ill.)

ROUGNANT Emmanuelle (Sr Emmanuelle, s.j.c.)

ROUGNANT, Emmanuelle (Sœur Emmanuelle). (1897). Religieuse de la congrégation de Saint-Joseph de Cluny. Née en 1897. Arrive à Tahiti en 1931.

Bibliographie. –

ROUQUETTE Rose (Sr Rose, s.j.c.)

ROUQUETTE, Rose (Sœur Rose). (1926). Religieuse de la congrégation de Saint-Joseph de Cluny. Née en 1926. Arrive à Tahiti en 1949.

Bibliographie. –

ROUSSEL Basile (R.P. Hippolyte, s.s.c.c.)

ROUSSEL, Basile (Père Hippolyte). (1824-1898). - Missionnaire des Sacrés-Cœurs de Picpus. Né le 2 mars 1824 à la Ferté-Macé (Orne). Profès dans la congrégation le 21 juin 1844. Études à Louvain et à Paris. Ordonné prêtre en 1849. Reçoit son obédience pour l'Océanie. Arrive à Tahiti en juillet 1854, et aux îles Marquises, le 8 octobre de la même année. Sera successivement missionnaire aux îles Marquises, aux Tuamotu et aux Gambier, avant d'être envoyé à l'île de Pâques où il arrive le 25 mars 1865 avec le Frère Eugène Eyraud* qui y avait déjà passé six mois. D'abord mal reçu par la population, il prend vite en main la situation et en octobre 1868 il avait baptisé 380 personnes. Voit mourir, au mois d'août suivant, le Frère Eyraud de la phtisie qui décime l'île. Aura des ennuis avec le capitaine Dutrou-Bornier* qui fait de l'argent en emmenant 300 Pascuans à Tahiti comme travailleurs pour M. Brander* à Haapape, 250 mourront ici ou là en cours de route. Sur l'ordre de Mgr Jaussen, abandonne la Mission de l'île de Pâques en juin 1871. Emmène avec lui une centaine de Pascuans aux îles Gambier où il exerce son ministère. Meurt à Rikitea le 25 janvier 1898. - On doit au Père Roussel et à son compagnon le Père Zumbohn* la découverte des tablettes de l'île de Pâques. Il en envoie en 1868 à Mgr Jaussen* et il fait rechercher les spécimens qui peuvent se trouver dans l'île.

Bibliographie. - On doit au Père Roussel une : Notice sur l'île de Pâques (Braine-le-Comte, 1926, 22 p., ill.), travail d'abord paru dans les Annales des Sacrés-Cœurs, de février à juin 1926. Il a publié un catéchisme en Mangareva (Papeete, 1898, 212 p.). Il est aussi l'auteur d'un Vocabulaire de la langue de l'île de Pâques ou Rapanui (Louvain, 1908, 96 p.), qui connut une traduction en espagnol à Santagio du Chili, 1917, 189 p. - La Maison Mère des Pères de Picpus conserve un Catéchisme Rapanui, œuvre du Père Roussel et resté inédit. - Une notice biographique lui a été consacrée qu'on trouvera sous les initiales F. 1., dans les Annales des Sacrés-Cœurs, 1898, p. 269-274.

ROUVE Gabrielle (Sr Gabrielle, s.j.c.)

ROUVE, Gabrielle (Sœur Gabrielle). (1904-1927). Religieuse de la congrégation de Saint-Joseph de Cluny. Née en 1878. Arrive à Tahiti en 1925. Décède à Tahiti en 1927.

Bibliographie. –

ROY Hélène (Sr Hélène, o.s.c.)

ROY Hélène (Sœur Hélène). (1936). – Religieuse de l’Ordre de Saint Claire. Prononce ses vœux dans l’Ordre en 1959. Arrive à Tahiti en 1982 suite au départ de Sr Christiane Bédard*, en provenance de Lenoxville (Québec).

Bibliographie. –

ROY Roger (R.P. Roger, o.m.i.)

ROY, Roger (le Père Roger) (1923-2007). - Religieux des Oblats de Marie Immaculée. Né le 4 octobre 1923 à Berlin (New Hampshire). Profès le 2 août 1943 et vœux définitif le 8 septembre 1946. Ordonné prêtre le 5 février 1949 1949. Professeur de 1949 à 1964 au juniorat puis au scholasticat de Natik. De 1964 à 1971, il est maitre des novices puis élu provincial en 1971 jusqu’ne 1976. Un premier séjour le 31 mai 1976 avec le R.P. Normand Parent o.m.i. pour évalué la future mission oblate à Tahiti. Arrive à Tahiti en 1981. Professeur et directeur spirituel au Grand Séminaire. Ministère paroissial à Notre-Dame de Grâces (Puurai) et au Chist-Roi (Pamatai). Directeur spirituel de Te Nuu a Maria. Fondateur de Te Vai Ora (1986) Nombreuses tournées pastorales aux Tuamotu. Retour aux États-Unis en 2000. Décède le 9 avril 2007 à Lowell (USA).

Bibliographie. – Semeur tahitien n°8 du 29 avril 2007, p.8-9 ;

ROYER Louis Marie (Sr Louis Marie, s.j.c.)

ROYER, Louis Marie (Sœur Louis Marie). (1861-1937). Religieuse de la congrégation de Saint-Joseph de Cluny. Née en 1861. Arrive à Tahiti en 1907. Décède à Tahiti en 1937.

Bibliographie. –

RUAULT Vincent Henri (R.P. Ladislas, s.s.c.c.)

RUAULT, Vincent Henri (Père Ladislas). (1804-1850). - Religieux picpucien. Né en 1804. Missionnaire aux Marquises en 1839. Quitte les Marquises en 1848. Décède le 10 juillet 1850 en Californie (USA).

Bibliographie. –

RUBION Charles (Fr Charles, f.i.c.)

RUBION, Charles (le Frère Charles) (1940). - Religieux des Frères de l'Instruction Chrétienne de Ploërmel. Né en 1940. Arrive à Tahiti en 1964.

Bibliographie. –

RUIZ Christine (Sr Christine, o.s.c.)

RUIZ, Christine (Sœur Christine). (1961). – Religieuse de l’Ordre de Saint Claire. Originaire des Philippines. Prononce ses vœux en 1984. Elle arrive, en provenance des Philippines, à Tahiti en 1990, accompagnée de deux autres sœurs philippinos – Sr Lina Elvina* et Sr Trinidad Gimenez*. Elle quitte Tahiti pour son monastère d’origine aux Philippines en 1991.

Bibliographie. –

RYAN Marie Thérèse (Sr Marie Thérèse)

RYAN Marie Thérèse (Sœur Marie Thérèse). (1926). - Religieuse des Sœurs de Notre dame de Charité du Bon Pasteur d’Angers. Né en 1926. Arrive à Tahiti en 1967. Quitte Tahiti en 1971.

Bibliographie. – 

Commentaires

  • vassallo

    1 vassallo Le 31/01/2015

    Père Roquet: région de MENDE et non pas MENDES

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